Dans cette section, vous trouverez une variété de ressources et de thématiques pour vous accompagner dans cette transition. Certaines vous sembleront peut-être moins pertinentes pour le moment, et c'est tout à fait normal. Avancez à votre rythme : vous pourrez toujours revenir consulter ces informations si de nouveaux besoins se présentent.
Trouver l'organisme TCC de votre région
Des organismes communautaires existent partout au Québec pour soutenir les personnes vivant avec un TCC et leurs proches. Selon votre région, vous pourriez avoir accès à des services de répit, de loisirs, de soutien à domicile, des groupes d'entraide ou de l'accompagnement personnalisé.
Connexion TCC regroupe les organismes de partout au Québec
Le regroupement Connexion TCC réunit les associations membres de chaque région du Québec. Sur leur site, vous pourrez repérer rapidement l'organisme qui dessert votre région et accéder aux services offerts près de chez vous.
Ces organismes jouent souvent un rôle déterminant dans la vie des personnes touchées par un TCC, en soutenant leur participation sociale et en favorisant le maintien de leurs acquis.
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Le documentaire de Connexion TCC
Pour saisir ce que représente le TCC à long terme, autant pour la personne que pour ses proches, ce documentaire produit par Connexion TCC offre un portrait sensible et juste de la réalité vécue.
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Vivre avec un TCC : portraits
Le documentaire illustre comment les séquelles d'un TCC influencent le quotidien des personnes et de leur entourage. Plusieurs proches y témoignent de leur expérience, des défis traversés et des stratégies qui les ont aidés.
Les séquelles au quotidien et pistes pour mieux les gérer
Le retour à la maison après un TCC est une étape importante, mais qui peut aussi comporter plusieurs défis. Même si la personne semble « rétablie » physiquement, des séquelles invisibles peuvent persister et influencer la vie quotidienne, autant pour la personne blessée que pour son entourage.
Ces séquelles varient beaucoup d'une personne à l'autre. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise façon de s'adapter : l'important est d'y aller un jour à la fois, avec bienveillance et patience.
« Pour préserver l'équilibre, la relation et l'énergie, ça prend de l'humour, beaucoup d'humour. »
Voici les séquelles les plus fréquentes, accompagnées de stratégies concrètes. Retenez celles qui vous concernent.
Séquelles de mémoire et d'attention
La personne peut oublier des rendez-vous, perdre le fil d'une conversation ou avoir de la difficulté à se concentrer longtemps.
- Garder un agenda ou un calendrier visuel bien en vue (papier ou numérique).
- Mettre en place des routines stables (mêmes heures pour les repas, sorties, coucher).
- Réduire les distractions (fermer la télévision ou la radio pendant une tâche).
- Donner une consigne à la fois et vérifier la compréhension.
Témoignage
M. Boilard, père d'un fils ayant vécu un TCC
M. Boilard partage les trucs concrets qu'il a mis en place au quotidien pour composer avec les séquelles de mémoire de son fils.
Fatigabilité
Après un TCC, le cerveau dépense beaucoup d'énergie pour accomplir des activités simples. La fatigue peut survenir rapidement et être disproportionnée.
- Prévoir des périodes de repos régulières dans la journée.
- Éviter de planifier trop d'activités dans une même journée.
- Être à l'écoute des signes de fatigue : irritabilité, baisse de concentration, maux de tête.
Témoignage
Diane, sœur d'une personne ayant vécu un TCC
Diane décrit les effets de la fatigabilité chez son frère et la façon dont leur quotidien s'est ajusté à ce nouveau rythme.
Changements de comportement ou d'humeur
Certaines personnes deviennent plus émotives, irritables ou ont de la difficulté à gérer leur frustration.
- Se rappeler que ces réactions font partie des conséquences neurologiques du TCC.
- Favoriser un environnement calme et rassurant.
- Utiliser des phrases bienveillantes pour exprimer vos limites.
- Demander du soutien auprès d'un·e professionnel·le (psychologue, travailleur·se social·e) si la situation devient trop lourde.
Difficultés d'organisation et d'initiative
La personne peut avoir de la difficulté à planifier, amorcer ou terminer certaines tâches. Ces difficultés ne sont pas nécessairement liées à un manque de motivation : elles découlent souvent des séquelles neurologiques, notamment de ce qu'on appelle l'apathie, un symptôme fréquent après une lésion cérébrale(1).
- Découper les tâches en petites étapes claires.
- Établir une routine quotidienne à l'aide d'un horaire ou d'un tableau visuel.
- Célébrer chaque petite réussite.
Il peut parfois être frustrant de devoir composer avec les séquelles au quotidien. Il arrive même, peut-être souvent, d'oublier qu'un comportement fait partie des séquelles et de devenir impatient·e. Cette réaction est normale. Rappelez-vous simplement qu'il ne s'agit pas d'un manque de volonté de la part de la personne qui vit avec le TCC.
Témoignage
Sylvie, infirmière et conjointe d'une personne ayant vécu un TCC
« Moi dans mon quotidien, j'oubliais des fois… mettons qu'il me posait 4 fois la même question… normalement on vient un petit peu impatiente. »
Témoignage
Vicky, proche aidante d'une personne ayant vécu un TCC
Vicky raconte qu'il peut parfois être difficile d'associer certains comportements aux séquelles du TCC.
Vous n'êtes pas un·e intervenant·e
En accompagnant votre proche au quotidien, il vous arrivera de douter. Vous vous demanderez peut-être si votre façon de réagir, de répondre ou d'aider est la bonne. Il se peut que votre intervention ne semble pas toujours adéquate, et c'est normal : vous n'êtes pas un·e professionnel·le de la réadaptation, et personne ne s'attend à ce que vous le soyez.
Vous faites de votre mieux, avec les outils que vous avez, dans une situation que vous n'avez pas choisie et pour laquelle vous n'avez pas été formé·e. Apprendre à accompagner une personne vivant avec un TCC se fait par essais et erreurs, et il est inévitable de se tromper parfois. Une réaction maladroite, un moment d'impatience ou une décision qu'on regrette ne font pas de vous un·e mauvais·e proche aidant·e.
Si vous sentez le besoin d'être mieux outillé·e sur une situation précise (gestion de comportements, communication, sécurité), n'hésitez pas à en parler à l'équipe traitante de votre proche ou à l'association de votre région. Ce sont elles qui peuvent vous donner des stratégies adaptées. Votre rôle à vous n'est pas d'être un·e thérapeute, mais d'être présent·e.
Ces ajustements demandent de l'énergie et du temps. Rappelez-vous que vous faites déjà beaucoup. Prenez soin de vous et acceptez de demander de l'aide. N'attendez pas d'être complètement épuisé·e pour demander du soutien. Plus vous allez chercher de l'aide tôt, plus il est possible de prévenir l'accumulation de fatigue, de stress et de détresse.
** Même si vous avez une formation en intervention ou comme professionnel·le de la santé, la situation est différente lorsqu'il s'agit de votre proche. Le lien affectif rend presque impossible la distance que vous auriez avec une autre personne. Il est normal de ne plus se sentir objectif·ve, de réagir avec émotion ou de ne pas savoir quoi faire malgré vos connaissances. Votre rôle premier, ici, est celui d'un·e proche, pas celui d'un·e intervenant·e.
Soyez aussi indulgent·e envers vous-même que vous le seriez envers une autre personne dans votre situation.
Regard d'une intervenante
Camille, intervenante auprès des proches aidant·e·s chez Servio
« Ce n'est pas nécessairement un choix, ou une vocation, la proche aidance. […] C'est normal qu'ils aient l'impression qu'ils ne savent pas ce qu'ils font pendant un certain bout… Ils sont en adaptation constante. »
Prendre du répit
Une fois de retour à la maison, il est normal de ressentir le besoin de prendre des pauses. Selon les séquelles du TCC, la personne que vous accompagnez ne peut parfois pas rester seule à la maison.
« Comme proches aidants, vous êtes les premiers punching-bag, car vous êtes les premiers à mettre des limites. »
Plusieurs organismes offrent des services de répit pour vous permettre de souffler et de prendre soin de vous. Ces services peuvent prendre différentes formes :
- Un·e intervenant·e vient à la maison pour passer du temps avec votre proche, pendant que vous sortez ou profitez d'un moment pour vous.
- Un·e intervenant·e emmène votre proche pour participer à une activité, vous laissant le temps de vous reposer à la maison.
- Certains organismes proposent aussi des répits de fin de semaine.
Informez-vous d'abord auprès de l'organisme membre de Connexion TCC dans votre région. Si ce n'est pas le cas, d'autres organismes non spécifiques au TCC peuvent également offrir du répit, selon les régions :
- Répit Ressource (Montréal)
- Regroupement des aidants naturels de Montréal
- Services aux aidants (Haute-Yamaska)
- Centre de Soutien Entr'Aidant (Longueuil, Brossard, Saint-Lambert)
Le répit peut prendre plusieurs formes
Le répit ne se limite pas toujours à une aide extérieure. Il peut s'agir :
- de prendre un moment pour soi dans une pièce à part ;
- de savourer un café, lire un livre ou regarder un film ;
- d'utiliser des services d'aide au ménage ou à la préparation des repas, pour alléger votre charge quotidienne.
Voici quelques organismes pouvant offrir du soutien pour différentes activités de la vie quotidienne :
- Certains centres d'action bénévole
- Popote roulante — livraison de repas pour les personnes aînées
- Aide chez soi — entreprise d'économie sociale d'aide à domicile
- Bien chez soi
- Coopératives de services à domicile
Certains endroits offrent également des séjours individuels de répit pour les proches aidant·e·s, par exemple :
Cette liste de ressources n'est pas exhaustive et n'est peut-être pas à jour au moment où vous la consultez. Pour voir l'ensemble des ressources disponibles près de chez vous, composez le 211 ou consultez qc.211.ca(2). Ce service gratuit et confidentiel oriente vers les ressources communautaires, publiques et parapubliques de votre région.
Regard d'une intervenante
Camille, intervenante auprès des proches aidant·e·s chez Servio
Camille souligne l'importance des petits rituels du quotidien, ces moments simples et réguliers qui permettent de souffler sans avoir à tout réorganiser.
Témoignage
Vicky, fille d'une personne ayant vécu un TCC
Vicky décrit l'activité qui lui fait du bien et qu'elle s'accorde pour prendre du répit.
Et si c'était une amie ? — Un exercice de projection
Un exercice pour porter sur votre propre situation le regard bienveillant que vous auriez pour une personne qui vous est chère, et reconnaître ce que vous vous accorderiez plus facilement à vous-même.
Aussi dans votre journal réflexif, section 5Reconnaître et nommer ses limites
Un outil pour repérer vos signaux de fatigue et de surcharge, distinguer ce que vous pouvez porter de ce qui demande du relais, et mettre des mots sur vos limites avant d'atteindre le point de rupture.
Aussi dans votre journal réflexif, section 6Réajuster ses projets de vie
Le TCC entraîne souvent des changements importants dans la vie quotidienne, non seulement pour la personne qui a été blessée, mais aussi pour son entourage. Les projets, les rêves et les priorités peuvent être bouleversés, nécessitant du temps et de l'adaptation.
Du côté de la personne ayant vécu le TCC
Après un TCC, il n'est pas rare que certains projets personnels, professionnels ou familiaux doivent être ajustés ou repensés. Les séquelles physiques, cognitives ou émotionnelles peuvent modifier le rythme de vie, les capacités de travail, ou les loisirs.
Cela ne veut pas dire que les projets doivent être abandonnés, mais plutôt revisités à la lumière de la nouvelle réalité. De nouveaux objectifs peuvent émerger, plus adaptés aux forces, aux intérêts et au moment présent.
Retour au travail et engagement dans la communauté
Si un retour au travail est envisagé pour la personne ayant vécu le TCC, il est important de valider avec des professionnel·le·s (équipe de réadaptation, médecin, ergothérapeute) dans quelle mesure un retour à l'emploi antérieur est possible. Des ajustements pourraient être nécessaires : horaire, tâches, rythme, conditions d'emploi.
Si le retour à l'emploi initial n'est pas possible, d'autres avenues peuvent être explorées : réorientation professionnelle vers des milieux adaptés, soutien d'organismes spécialisés en employabilité comme les SEMO (Services externes de main-d'œuvre), qui accompagnent les personnes ayant des limitations dans leur intégration ou maintien en emploi.
Dans les situations où la personne est jugée non apte à occuper un emploi, il demeure possible de s'impliquer autrement, par exemple à travers des activités de bénévolat. Ces engagements peuvent offrir un sentiment d'utilité, tout en respectant un horaire et une charge adaptés.
L'impossibilité de retourner au travail pour la personne vivant avec un TCC peut représenter un deuil significatif. S'accorder du temps pour s'ajuster à cette nouvelle réalité et redéfinir ses repères est une étape essentielle du processus.
Capsule vidéo · Le travail après un TCC
Cette capsule aborde la question du retour au travail chez les personnes ayant vécu un TCC et les avenues possibles lorsque l'emploi antérieur n'est plus envisageable.
Retour aux études
Section à compléter — niveau secondaire, collégial, universitaire, aide de l'agent payeur, accompagnement scolaire, réorientation
Du côté du proche aidant
Être proche aidant·e transforme aussi profondément le quotidien. Certain·e·s choisissent de réduire leurs heures de travail, de réorganiser leurs priorités, ou encore de mettre certains projets en pause pour accompagner leur proche.
Ces ajustements peuvent s'accompagner d'un mélange d'émotions : soulagement, fatigue, deuil ou frustration. Il est important de reconnaître ces sentiments sans culpabilité.
« Il y a plusieurs deuils à faire, tant pour le proche aidant que pour la personne qui a vécu le TCC. »
Témoignage
Sylvie, infirmière et conjointe d'une personne ayant vécu un TCC
Sylvie raconte comment elle est devenue, en quelque sorte, le « cerveau auxiliaire » de son conjoint au quotidien.
Témoignage
M. Boilard, père d'un fils ayant vécu un TCC
« Maintenant c'est une retraite à trois plutôt qu'une retraite à deux. Ça a des bons côtés… »
Repenser ensemble l'avenir
Avec le temps, il devient possible de retrouver un équilibre et de reconstruire de nouveaux projets, ensemble ou chacun·e à son rythme. Cela peut passer par de petites étapes : reprendre une activité, planifier un séjour, ou simplement trouver de nouvelles façons de partager du temps de qualité.
Astuce : prenez un moment pour en discuter ensemble, lorsque le moment est propice. Les professionnel·le·s en réadaptation, les travailleur·se·s social·e·s ou les organismes communautaires peuvent aussi vous accompagner dans cette réflexion.
Pour soutenir cette réflexion, nous avons préparé un outil. Il vous invite, avec votre proche, à nommer ce qui a changé, à reconnaître les deuils éventuels et à imaginer de nouveaux projets réalistes et porteurs de sens. Il n'y a pas de bonne réponse : l'outil sert surtout à ouvrir la discussion, à votre rythme.
Réajuster ses projets de vie — Outil de réflexion
À compléter avec votre proche pour réfléchir ensemble à ce qui a changé et à ce que vous souhaitez pour la suite.
Aussi dans votre journal réflexif, section 7Garder des liens sociaux
Après un TCC, la personne blessée comme la personne proche aidante peuvent avoir tendance à s'isoler. La fatigue, les séquelles, la gêne face au regard des autres ou simplement le manque de temps font que les contacts s'espacent, parfois sans qu'on s'en rende compte. Maintenir des relations demande alors un effort conscient, mais cet effort en vaut la peine.
Les liens sociaux nourrissent le quotidien : ils brisent la routine, offrent des moments de répit, rappellent qu'on existe en dehors du rôle d'aidant·e. La participation sociale, c'est-à-dire le fait de s'impliquer dans des activités qui procurent des interactions avec les autres, est associée à une meilleure santé physique et mentale et à un plus grand bien-être(3). Cela vaut autant pour vous que pour votre proche.
Il peut s'agir de petites choses : reprendre contact avec un·e ami·e, participer à une activité de groupe, s'impliquer bénévolement, ou simplement maintenir un rendez-vous régulier avec une personne de confiance. L'important n'est pas la quantité, mais le fait de ne pas se couper complètement des autres.
Témoignage
Diane, sœur d'une personne ayant vécu un TCC
Diane témoigne de l'effet que l'implication sociale a eu sur sa famille et sur la façon dont chacun a retrouvé un peu de souffle.
Passer le flambeau
Avec le temps, une question finit souvent par se poser : que se passerait-il si vous n'étiez plus en mesure d'accompagner votre proche, ne serait-ce que temporairement (maladie, hospitalisation, imprévu)? Y penser n'a rien d'agréable, mais le faire à tête reposée peut, paradoxalement, alléger une part de votre charge mentale.
L'outil ci-dessous sert à deux choses. D'abord, à réfléchir et transmettre l'information essentielle à une personne qui viendrait vous aider à domicile (habitudes, médication, intervenants, routines, ce qui apaise votre proche, ce qui le déstabilise). Ensuite, à rassembler cette information au cas où il vous arriverait quelque chose, afin que votre proche soit pris en charge adéquatement, sans rupture. Savoir que tout est consigné quelque part peut atténuer un stress bien réel.
Cet outil est né du partage de Sylvie. Elle racontait que de coucher ses informations sur papier lui avait, paradoxalement, enlevé un poids : même si elle n'avait pas envie d'imaginer qu'il puisse lui arriver quelque chose, savoir que l'essentiel était noté quelque part l'a rassurée.
Plan de transition
Pour organiser et transmettre les informations essentielles à propos de votre proche, en cas d'absence ou d'imprévu.
Aussi dans votre journal réflexif, section 8Témoignage
Sylvie, infirmière et conjointe d'une personne ayant vécu un TCC
Sylvie raconte comment le fait de réfléchir à un plan de transition, et de coucher l'essentiel sur papier, a contribué à diminuer son anxiété.
Le soutien par les pairs
Le soutien par les pairs est une ressource souvent sous-estimée, et pourtant elle peut faire un grand bien. Échanger avec d'autres personnes qui vivent une situation semblable permet de faire valider ses émotions par des gens qui comprennent vraiment, sans avoir à tout expliquer. On y trouve parfois des conseils concrets, mais surtout le sentiment de ne plus être seul·e à porter ce qu'on porte.
Ces échanges peuvent prendre la forme de groupes de soutien, en personne ou en ligne, animés ou plus informels. Si vous n'avez jamais participé à ce type de rencontre, sachez qu'il n'y a aucune obligation de parler : on peut simplement écouter, au début.
Pour trouver un groupe près de chez vous, communiquez d'abord avec l'organisme membre de Connexion TCC de votre région. Même si cet organisme n'offre pas lui-même de groupe de soutien, il pourra vous orienter vers les ressources qui en proposent.
Regard d'une intervenante
Camille, intervenante auprès des proches aidant·e·s chez Servio
Camille parle de la valeur des groupes de soutien et de ce qu'ils apportent aux proches qui osent y participer.
Comment sensibiliser le réseau social élargi ?
Le TCC est parfois mal compris par l'entourage élargi et par la communauté en général. Cette méconnaissance peut parfois provoquer des malentendus ou des tensions. Les personnes vivant avec un TCC peuvent présenter des comportements qui semblent inhabituels ou inadéquats (désinhibition, irritabilité), lesquels sont généralement liés aux séquelles de leur traumatisme.
Pour les personnes proches aidantes, devoir constamment expliquer ces réactions peut être éprouvant, surtout lorsque les séquelles ne sont pas visibles. Afin de mieux gérer ces situations, il peut être utile de :
- Partager de l'information sur le TCC avec votre entourage pour favoriser la compréhension et réduire les jugements hâtifs.
- Expliquer à l'avance certaines situations ou comportements afin de préparer l'entourage (par exemple, expliquer qu'il peut parfois être plus facile de faire des activités le matin plutôt qu'en soirée, en raison de la fatigabilité).
- Prendre soin de vous en reconnaissant vos propres limites et en demandant du soutien.
« Ne pas toujours suivre les conseils des autres qui ne sont pas dans votre situation. »
Regard d'une intervenante
Camille, intervenante auprès des proches aidant·e·s chez Servio
« Intégrer le plus possible la personne qui a le TCC et accepter que la personne peut avoir changé. »
Camille rappelle ce que le réseau élargi peut concrètement faire pour soutenir à la fois la personne ayant vécu le TCC et la personne proche aidante.
Témoignage
Sylvie, infirmière et conjointe d'une personne ayant vécu un TCC
Sylvie partage son expérience et ce qu'elle découvre encore, jour après jour, du rétablissement de son conjoint.
Mobiliser mon entourage — Un guide pour l'entourage élargi
Fiche pratique à distribuer à l'entourage qui souhaite vous aider, avec des idées concrètes.
Aussi dans votre journal réflexif, section 2Les idées préconçues et les mythes sur le TCC
Parce que les séquelles du TCC sont souvent invisibles, l'entourage élargi et le grand public comprennent parfois mal les réactions de la personne qui en vit les conséquences. Comme proche aidant·e, il peut devenir lourd de devoir constamment expliquer, justifier ou défendre ces comportements pour éviter que votre proche, ou vous-même, ne vous sentiez jugé·e·s.
Ces malentendus reposent souvent sur des idées préconçues. Mieux les connaître peut vous aider à y répondre plus sereinement, et donner à votre entourage des repères pour mieux comprendre.
L'organisme Servio a développé des outils dans le cadre d'un projet visant justement à déconstruire certains préjugés, afin de diminuer l'intimidation et la discrimination que peuvent vivre les personnes ayant un TCC et leurs proches.
Capsule vidéo · Déconstruire les idées préconçues sur le TCC
Une capsule de Servio qui s'attaque à certaines idées reçues sur le traumatisme craniocérébral. Visionner sur YouTube
Fiches de Servio : déconstruire les préjugés sur le TCC
Une série de fiches qui répondent à des préjugés fréquents sur le traumatisme craniocérébral, utiles à consulter pour vous ou à partager avec votre entourage.
Crédits d'impôt et mesures de soutien financier
Vous aimeriez mieux connaître les programmes gouvernementaux, les crédits d'impôt et les mesures de soutien auxquels vous et votre proche pourriez avoir droit ? Plusieurs ressources peuvent vous aider à y voir plus clair.
L'APPUI décrit bien les différentes mesures et crédits d'impôt disponibles pour les proches aidant·e·s.
Finautonome : un accompagnement gratuit dans vos démarches
C'est justement le mandat de l'organisme Finautonome de vous accompagner gratuitement dans ces démarches. Cet organisme favorise l'inclusion des personnes en situation de handicap et de leurs proches en démystifiant les programmes d'aide financière des gouvernements et en facilitant l'accès aux mesures fiscales auxquelles elles ont droit.
L'accompagnement est offert en français et en anglais, partout au Québec. L'équipe peut vous aider à comprendre les différents programmes, à vérifier votre admissibilité, à remplir les formulaires et même à les faire vérifier avant de les transmettre au gouvernement. Des conférences et des webinaires gratuits sont aussi accessibles en ligne, de même qu'un soutien individuel personnalisé.
Autres ressources dans la communauté
La Société Alzheimer de Québec a développé un document recensant une vaste gamme de ressources. Bien qu'il s'adresse initialement à une clientèle différente, plusieurs de ces ressources peuvent s'avérer pertinentes et utiles dans votre situation : coopératives d'aide à domicile, services de transport, accessoires adaptés pour la sécurité à domicile.
Liste de ressources — Société Alzheimer de Québec
Un document recensant une vaste gamme de ressources de soutien à domicile.
Info-Aidant de L'APPUI — Un service téléphonique gratuit et confidentiel offrant de l'écoute, de l'information et du soutien adapté aux personnes proches aidantes : 1-855-852-7784.
Si de nouveaux besoins apparaissent
Section à valider par l'équipe
Avec le temps, il se peut que vous constatiez de nouveaux besoins, ou que vous remarquiez un changement dans l'état général de votre proche. Plusieurs options s'offrent alors à vous :
- Recontacter directement le centre de réadaptation. ** Trajectoire à valider, notamment le délai maximal après la sortie durant lequel ce retour est possible.
- Contacter le médecin de famille de votre proche.
- Si votre proche n'a pas de médecin de famille, vous pouvez contacter le Centre local de services communautaires (CLSC) de votre territoire, par le guichet d'accès. ** Coordonnées et marche à suivre à compléter et à valider.
Demander du soutien à domicile : la trajectoire
Ce document illustre la trajectoire d'une demande pour recevoir du soutien à domicile auprès du CLSC de votre secteur : les étapes, les interlocuteurs et le cheminement de la demande.
Hébergement
Section à compléter par l'équipe
Plusieurs options d'hébergement existent selon la situation de votre proche :
- Retour au domicile
- Hébergement en résidence privée pour aîné·e·s (RPA)
- Hébergement en ressource intermédiaire (RI)
- Hébergement en loyer
- Maisons Martin Matte
Autres besoins liés au logement
- Adaptation du domicile
- Aide pour les activités de la vie quotidienne (AVQ)
- Soutien financier (régime d'aide au logement)
Réfléchir à un changement de milieu de vie
L'outil Emilia n'est pas spécifique aux personnes vivant avec un TCC : il s'adresse d'abord aux personnes aînées. Certains de ses contenus peuvent tout de même être utiles. Il propose notamment des outils réflexifs pour vous aider à prendre vos décisions concernant le changement ou non de milieu de vie.
Outils réflexifs pour vous aider à décider d'un changement, ou non, de milieu de vie.
Sources
- Consortium national de formation en santé (CNFS). Traumatisme cranio-cérébral — atteintes et pathologies. cnfs.ca ↗
- 211 Québec. Trouver de l'aide et des services communautaires au Québec. qc.211.ca ↗
- Gilmour, H. (2012). Participation sociale et santé et bien-être des personnes âgées au Canada. Statistique Canada, Rapports sur la santé. statcan.gc.ca ↗
